Diversity business

La fonction Achats est concernée par la diversité. C’est déjà vrai dans les grands groupes et cela le deviendra chaque jour davantage pour les PME.

Pourquoi ? Parce que la création d’entreprises progresse dans les zones urbaines sensibles, selon la délégation interministérielle à la ville, de 10,5 % par an, contre 6 % ailleurs. Ce qui signifie que les jeunes des minorités visibles se révèlent plus entreprenants que le reste de la population et que la question se pose de ne pas les discriminer en tant que fournisseurs.

Deux structures vont plus loin en aidant les entreprises des « quartiers » à prendre pied sur les marchés et à développer leur business :

- « La Nouvelle PME » fonctionne comme une place de marché. Chaque adhérent peut présenter son offre sur le site internet collectif et trouver une expertise qui lui fait défaut, laquelle est procurée par des cadres bénévoles d’entreprises partenaires.

- L’Adive (Agence pour la DIVersité Entrepreneuriale) aide les TPE et PME des « quartiers » à trouver du chiffre d’affaires. Reprenant le principe du Supplier Diversity Act en vigueur aux USA, elle noue des partenariats avec de grandes entreprises pour que celles-ci réservent une partie de leurs achats à des fournisseurs issus de la diversité.

Des initiatives à suivre !

La Diversité marche !

Une dizaine de jeunes marcheurs ont quitté Marseille le 1er juillet avec l’intention de rallier Paris à pied pour le 14 juillet. Leur but : renouer avec la vision des choses initiée par la « Marche pour l’égalité et contre le racisme » de 1983.

Elle avait débuté sans tambour ni trompette, mais s’était achevée en fanfare un mois et demi plus tard, les médias tardivement alertés s’en faisant alors l’écho à qui mieux mieux après l’avoir rebaptisée « Marche des beurs ». Fatal malentendu ! Et même contresens fâcheux bien capable d’expliquer l’oubli retombé entretemps sur l’initiative tout entière. Comme Pierre Bergé, les jeunes de 1983 ne marchaient pas au nom d’un droit à la différence mais dans l’espoir du droit à l’indifférence. « Nous revendiquons l’égalité de traitement, surtout pas une identité spécifique », déclarait l’un d’eux.

Il y a donc un sens et un souci de l’héritage dans la pérégrination entreprise cette année par ces six filles et quatre garçons. Cela leur a été souligné par un participant de 1983, Mohamed Amini, alors guitariste du groupe Carte de séjour : « Des générations se sont battues pour que vous visiez mieux aujourd’hui ; alors il faut vous battre à votre tour, car le chemin est encore long ».

Pour suivre la marche des jeunes Marseillais :
www.marche-egalite.com