Regardez bien, vous voyez comme c’est bizarre ? Octavio Ocampo nous montre comment chaque chose peut devenir le double secret, le discret génie, la face cachée d’une autre. On avait la même impression en écoutant ce matin France Culture, où le débat portait sur l’égalité des chances.
Curriculum vitæ anonyme, discrimination positive, action positive, tout apparaissait à double tranchant, équivoque, à vous dégoûter de faire quoi que ce fût. « Vous aimez ce qui est bon ? c’est très mauvais ! », dit le médecin-chef à l’aviateur anglais dans
La grande vadrouille… eh bien, c’était pareil.
Oh ! c’est sûrement l’époque qui veut ça. Chaque nouvelle étude, chaque nouvelle enquête vient docilement montrer (prouver, c’est une autre paire de manches) que ce que l’on croyait honorable et bénin cache un maléfice, un venin. En matière sociale, c’est faire l’apologie de l’inaction la plus sombre.
Si longtemps après le
Discours sur l’origine et les fondements des inégalités parmi les hommes qui fit la renommée de Rousseau en 1755, il est étrange que l’on ait encore à tenir tant de palabres sur les moyens d’établir l’égalité entre les citoyens. N’y aurait-il pas un peu de novlangue à la George Orwell là-dessous ?