Une mission de plus pour l’entreprise


Reconstruire la liberté de ceux que l’administration pénitentiaire vient de remettre dans le droit chemin, voilà ce qu’on demande à l’entreprise avec une insistance croissante. Accueillir les ex-détenus, en somme, est une question de diversité. Pas plus de discrimination en raison d’un passé carcéral qu’en fonction des origines.

Pour une grande partie de ce public, il s’agit sans doute d’insertion plutôt que de réinsertion. Comment croire, en effet, qu’une insertion préalable réussie ait pu conduire en prison les personnes concernées ? Et comment se persuader, alors que tant de spécialistes jurent l’inverse, que la détention soit une bonne école de réinsertion ?

En France, au 1er janvier 2009 :
- 62 000 personnes détenues dont 83,5 % pour un an ou moins ;
- 160 000 personnes suivies en milieu ouvert ;
- 103 services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP).
Source : ministère de la Justice : www.justice.gouv.fr/

L'emploi, priorité des priorités


Nouvel accord le 4 mars dernier : le CNCE-GEIQ, le CNEI et le MEDEF se mobilisent avec le soutien de l’Etat en faveur des personnes éloignées de l’emploi. L’ambition est de réconcilier les profils des personnes sans emploi avec les besoins de main-d’œuvre des entreprises.

Cet accord prévoit des mesures renforçant l’accompagnement et la qualification des personnes en parcours d’insertion, une augmentation du nombre de postes d’insertion en 2009, une meilleure prise en compte de l’aide au poste modulable et encadrée pour les entreprises d’insertion.

Pour voir cela de plus près :
http://www.medef.fr/main/core.php?pag_id=137338

Les partenaires de l’accord :

CNCE-GEIQ : Les GEIQ (Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification) regroupent 3 600 entreprises qui, pour résoudre leurs problèmes de recrutement, parient sur le potentiel des personnes en difficulté d’accès à l’emploi. Elles embauchent directement les publics ciblés (jeunes sans qualification, demandeurs d’emploi de longue durée, bénéficiaires du RMI…) puis les mettent à disposition des entreprises adhérentes en organisant une alternance entre apprentissages théoriques et situations concrètes de travail. http://www.geiq.net/

CNEI : Le Comité national des entreprises d'insertion est une fédération de 22 Unions régionales représentant plus de 65 000 salariés et 600 entreprises dans plus de 30 métiers développés au service de l'insertion. Le CNEI promeut au niveau national le modèle des entreprises d’insertion, il les représente auprès des pouvoirs publics et est un acteur du secteur de l’Insertion par l’activité économique. http://www.cnei.org/

MEDEF : Le MEDEF est mandaté par ses adhérents pour les représenter et créer un environnement favorable aux entreprises. Plus de 750 000 entreprises de toutes tailles – 90% des adhérents ont moins de 50 salariés – et de tous secteurs – industrie, services, commerce, BTP – adhérents volontairement au Mouvement des entreprises de France. Le MEDEF est le premier réseau d’entrepreneurs de France avec ses 85 fédérations professionnelles et ses 155 MEDEF territoriaux. http://www.medef.fr/



La diversité, c'est la vie

« Le mot biodiversité est créé à l’aube des années 1980 pour sensibiliser l’opinion et les gouvernements à l’érosion de la diversité du vivant. L’appauvrissement de la biodiversité se confirme partout dans le monde. Les activités humaines en sont la cause principale : destruction des milieux, introduction d’espèces étrangères ou surexploitation de certaines espèces.

L'Institut National de la Recherche Agronomique précise :

« Il reste que la valeur attribuée à un gène, à une espèce, à un paysage dépend fortement des usages passés, actuels ou potentiels qui en sont faits dans chaque société, et des perceptions culturelles. C’est dire combien la biodiversité est un concept à la croisée de questions éthiques, politiques et scientifiques. »


La Fondation pour la biodiversité a été créée le 26 février 2008 par Jean-Louis Borloo, Valérie Pécresse et Nathalie Kosciusko-Morizet.

Cette Fondation était l'une des propositions faites au Grenelle de l'Environnement en octobre 2007, à l'issue des travaux du groupe de travail n°2, "Préserver la biodiversité et les ressources naturelles".

Cette nouvelle structure réunit, entre autres, les deux groupements d'intérêt scientifique (Gis) dédiés aux ressources génétiques et à la biodiversité : le Bureau des ressources génétiques (BRG, créé en 1983 et devenu Gis en 1993) et l'Institut français de la biodiversité (IFB, Gis créé en 2000).

ISO 26000 : le sociétal


Le volet sociétal du développement durable sera bientôt pris en compte par la nouvelle norme ISO 26000. Issue d’un projet né en 2001 et rédigée à partir de 2005, elle devrait être publiée en 2010.
Elle ne donnera pas lieu à certification, constituant plutôt un recueil de bonnes pratiques et recommandations.

ISO 26000 concerne la responsabilité sociétale de l’entreprise (RSE) dans son ensemble, dont la diversité est un aspect. L’intérêt de jeter un coup d’œil en direction de cette norme, c’est de voir comment peut être construit un dispositif anti-discrimination.