
Reconstruire la liberté de ceux que l’administration pénitentiaire vient de remettre dans le droit chemin, voilà ce qu’on demande à l’entreprise avec une insistance croissante. Accueillir les ex-détenus, en somme, est une question de diversité. Pas plus de discrimination en raison d’un passé carcéral qu’en fonction des origines.
Pour une grande partie de ce public, il s’agit sans doute d’insertion plutôt que de réinsertion. Comment croire, en effet, qu’une insertion préalable réussie ait pu conduire en prison les personnes concernées ? Et comment se persuader, alors que tant de spécialistes jurent l’inverse, que la détention soit une bonne école de réinsertion ?
En France, au 1er janvier 2009 :
- 62 000 personnes détenues dont 83,5 % pour un an ou moins ;
- 160 000 personnes suivies en milieu ouvert ;
- 103 services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP).
Source : ministère de la Justice : www.justice.gouv.fr/


