Une dizaine de jeunes marcheurs ont quitté Marseille le 1er juillet avec l’intention de rallier Paris à pied pour le 14 juillet. Leur but : renouer avec la vision des choses initiée par la « Marche pour l’égalité et contre le racisme » de 1983.Elle avait débuté sans tambour ni trompette, mais s’était achevée en fanfare un mois et demi plus tard, les médias tardivement alertés s’en faisant alors l’écho à qui mieux mieux après l’avoir rebaptisée « Marche des beurs ». Fatal malentendu ! Et même contresens fâcheux bien capable d’expliquer l’oubli retombé entretemps sur l’initiative tout entière. Comme Pierre Bergé, les jeunes de 1983 ne marchaient pas au nom d’un droit à la différence mais dans l’espoir du droit à l’indifférence. « Nous revendiquons l’égalité de traitement, surtout pas une identité spécifique », déclarait l’un d’eux.
Il y a donc un sens et un souci de l’héritage dans la pérégrination entreprise cette année par ces six filles et quatre garçons. Cela leur a été souligné par un participant de 1983, Mohamed Amini, alors guitariste du groupe Carte de séjour : « Des générations se sont battues pour que vous visiez mieux aujourd’hui ; alors il faut vous battre à votre tour, car le chemin est encore long ».
Pour suivre la marche des jeunes Marseillais :
www.marche-egalite.com
Ah, les pauvres ! La peine qu'ils prennent n'intéresse pas les médias. Ils auront 3 entrefilets misérables. C'est pas marcher qu'il faut, c'est qu'il y ait du sang. Y a que ça qui se vend en période néo-libérale.
RépondreSupprimerAnonyme et qui a envie de le rester : faut jamais donner son nom, ça regarde personne !