Générations et économie

Place aux jeunes, « c’est savoir échanger entre générations, jeter des passerelles entre publics, entre métiers très différents, entre personnes qui ont des points de vue, des diagnostics et des ambitions très différents. C’est comme ça que la France saura se régénérer et se donner une vitalité nouvelle », a déclaré la présidente du MEDEF en introduction d’un débat sur le thème « place au jeunes, une question de management ».

Savoir échanger entre générations, tout le monde pense évidemment que c’est une bonne chose. Une question devient cependant inévitable : échanger quoi ? On a mille fois déjà répondu d’avance ; échanger du savoir-faire, du savoir-être, de l’opinion, de la philosophie, etc.

N’empêche que le moment serait peut-être venu de dire que d’abord et avant tout il s’agit d’échanger du travail. Problème : le junior n’en a pas, mais le senior doit garder le sien sous peine de crever de misère jusqu’à sa mort, laquelle se fera attendre de plus en plus longtemps.

Alors ? Qui des deux tirera le plus fort la couverture à soi ? On en est réduit à déshabiller Pierre pour habiller Paul. Et au milieu de tout cela, la notion de discrimination en fonction de l’âge, visée par la loi. On a beau dire, chef d’entreprise, c’est pas facile !

Pour aller voir l’intervention de Laurence Parisot :
http://www.medef.fr/main/core.php?pag_id=124953

3 commentaires:

  1. Ce discours de Laurence Parisot, comme langue de bois c'est gratiné ! Il y a bien cent ans qu'on entend ça... ça doit relever de la méthode Coué... Enfin, tout le monde sait bien que le problème n'est pas là !

    Roger

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  2. Je trouve un peu facile de critiquer la "langue de bois" de quelqu'un qui ne cesse d'attirer l'attention sur le fait que l'économie est le problème de fond. On trouve cela génial quand c'est Marx qui le dit, et on le qualifie de propagande ringarde quand c'est quelqu'un du Medef !

    Si jeunes et vieux se disputent la couverture, c'est parce qu'elle est trop petite. Et elle trop petite parce que le niveau de vie de la France est trop élevé par rapport à la valeur ajoutée française. Tant qu'on ne voudra pas admettre cela, pas de solution possible.

    Jean-Marc Dreidont - Versailles

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  3. D'accord avec toi, Jean-Marc. C'est pourquoi la relance par la demande serait le mauvais choix. Il faut booster l'offre à fond les manettes, c'est la seule façon de s'en sortir.

    René

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