Tout par l'emploi ?

L'intégration de tous passe par l'emploi ; à force de l'entendre dire, on a l'impression que c'est un postulat incontournable. La question de le contourner se pose pourtant, puisqu'il y a de moins en moins d'emplois. C'est donc le moment ou jamais d'un débat sur le thème : l'emploi est-il la seule voie d'intégration ?

Avec examen, sans doute, de questions annexes : est-ce l'adhésion à un but collectif qui intègre, autrement dit est-ce qu'intégrer revient à normer ? est-ce le revenu qui intègre, en d'autres termes la consommation est-elle érigée en valeur sociale suprême ? Nous laissons à nos correspondants le soin d'en formuler quelques autres, de préférence aussi dérangeantes que possible...

5 commentaires:

  1. Privilégier l'intégration par l'emploi revient à donner aux employeurs le pouvoir d'intégrer. Et voilà qui élargit le périmètre du pouvoir patronal. Cela va-t-il dans le sens du progrès social ?

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  2. Il faudrait d'abord distinguer l'emploi, qui est un travail salarié, et le travail en général. Prenons l'exemple de Henry Miller, qui fut longtemps postier. Sa véritable intégration sociale venait-elle de son emploi ou de la reconnaissance de ses textes ? Dans ce contexte, que veut dire "véritable" ? Je crois que c'est celle à laquelle il attachait lui-même le plus de prix.

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  3. Oui ! j'aime beaucoup la dernière idée ; l'intégration, après tout, ne vient peut-être pas de l'extérieur... Et si c'était le sentiment d'être à sa place, d'avoir une place, qui comptait ? Dans ce sens-là, il n'y a pas de normes d'intégration, et j'adore cette idée-là !

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  4. Déconnez pas, les amis ! Avouez donc tout simplement que c'est une question de fric... Travail comme ci, travail comme ça on s'en fout éperdument... Y a que le revenu qui compte. C'est évident que c'est le pouvoir d'achat qui intègre ! Comment pouvez-vous refuser de voir ça ? Vous êtes vraiment des judéo-chrétiens de première bourre, c'est tout !!!

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  5. Ah oui ! Je suis d'accord, le fric ya que ça de vrai dans la vie, le palpable, pouvoir acheter, on a que du désir à portée de mains alors comment faire ? On achète à crédit et c'est l'engrenage infernal, le surendettement et nous voilà dans de beaux draps maintenant, avec les banques qui se cassent la figure partout, un peu moins en france, mais il faut voir ça en Angleterre et aux USA ! Et puis quoi faire on fait avancer le système par l'offre ou par la demande ? Qui dit quoi et qui dit mieux et surtout qui a la solution ? Moi, j'aimerai une rèponse.
    Ariel

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